תוכן עניינים
- Nomination d'experts dans les affaires de responsabilité civile et la voie vers une représentation professionnelle complète
- Une nouvelle approche libérale en matière de nomination d'experts
- Une prima facie suffit
- Les conséquences du refus de la position du demandeur
- Qui supporte les honoraires des experts?
- Comment nous appliquons ces principes en pratique
- Questions fréquemment posées
Par: Me Moshe Taieb
Nomination d’experts dans les affaires de responsabilité civile et la voie vers une représentation professionnelle complète
Dans notre cabinet, nous rencontrons fréquemment des questions concernant la nomination d’experts dans les affaires de responsabilité civile, notamment dans les accidents de la route. Un arrêt important de la Cour suprême de 2012 (CA 3007/12) a établi des principes qui ont grandement influencé les droits des victimes d’accidents de la route à obtenir une évaluation médicale complète et précise.
L’affaire concernait une femme blessée dans un accident de la route le 22 juin 2009 lorsqu’un véhicule l’avait heurtée par derrière. Le tribunal de district n’avait nommé qu’un expert en neurologie et avait rejeté sa demande de nommer des experts supplémentaires dans d’autres domaines médicaux. Cet arrêt a fondamentalement changé l’approche dominante en la matière.
Une nouvelle approche libérale en matière de nomination d’experts
Le juge Zilbertal a établi un principe fondamental: « Le principe de base dans les litiges de responsabilité civile en vertu de la loi sur l’indemnisation est que puisque le demandeur-blessé ne peut pas prouver son état médical qu’au moyen d’un expert désigné par le tribunal, le tribunal doit garder la porte ouverte devant lui. »
Nous voyons dans ce principe un changement significatif dans l’approche judiciaire. Par le passé, les tribunaux faisaient preuve de grande prudence concernant la nomination d’experts, tendant à rejeter de telles demandes comme étant de pure forme. La nouvelle compréhension est fondée sur la reconnaissance que la personne blessée a le droit à un examen complet de son état médical, et que l’empêcher pourrait causer un préjudice irréparable.
Une prima facie suffit
La Cour suprême a déclaré qu’il « faut utiliser la prima facie de manière large et libérale. Une prima facie suffit pour établir une connexion plausible et un lien causal. En cas de doute, un expert doit être nommé. » Cette approche représente un écart significatif par rapport aux exigences antérieures de preuve complète ou de preuve solide de causalité.
Dans notre travail quotidien, nous appliquons ce principe en pratique: nous soumettons des demandes détaillées de nomination d’experts tout en présentant une prima facie démontrant le lien entre l’accident et les blessures alléguées. Nous veillons à apporter devant le tribunal toutes les preuves médicales pertinentes, même lorsqu’elles sont encore partielles ou à un stade précoce.
Les conséquences du refus de la position du demandeur
Le tribunal a clairement déclaré que « le refus d’une demande de nomination d’expert peut facilement rejeter l’ensemble de la réclamation. » Cette décision souligne l’importance de ne pas refuser arbitrairement de telles demandes sans justification appropriée. Le demandeur a été blessé dans un accident et s’est présenté devant le tribunal pour obtenir une évaluation professionnelle de son état.
Nous voyons dans cette décision une reconnaissance importante de la situation dans laquelle se trouve le demandeur. Il ne peut pas utiliser ses propres experts, mais dépend plutôt de la discrétion des experts désignés par le tribunal. Sans experts appropriés, il ne peut pas prouver son préjudice et recevoir l’indemnisation qui lui revient.
Qui supporte les honoraires des experts?
Le tribunal a également abordé la question de qui devrait supporter les honoraires des experts. Il a établi que « la pratique acceptée est que l’assureur-défendeur supporte les frais des honoraires des experts d’un point de vue pratique et de principe. » La raison de cette décision découle de la reconnaissance qu’une personne blessée ne devrait pas être tenue de payer des honoraires élevés de sa propre poche pour prouver son droit à une indemnisation. Dans notre cabinet, nous veillons à informer le tribunal des précédents établis concernant le paiement, et à ce que le fardeau financier ne pèse pas sur nos clients.
Comment nous appliquons ces principes en pratique
Depuis cet arrêt, nous conseillons à nos clients d’agir conformément aux nouvelles directives. Lorsqu’il existe une suspicion de blessure ou de préjudice résultant d’un accident de la route, il vaut la peine de soumettre une demande de nomination d’expert même lorsque les résultats ne sont pas encore complets. Une prima facie, présentée avec un lien plausible et un lien causal raisonnable entre l’accident et la blessure alléguée, est suffisante.
Nous préparons des demandes détaillées qui comprennent tout le matériel médical disponible, une description spécifique de l’accident et une description précise des plaintes du demandeur et de ses mécanismes d’adaptation. Lorsqu’un doute surgit, nous présentons au tribunal le principe établi dès 2012: en cas de doute, un expert doit être nommé.
Questions fréquemment posées
À quel stade convient-il de soumettre une demande de nomination d’expert?
Selon l’arrêt, une prima facie suffit pour établir un lien entre l’accident et la blessure. Il n’est pas nécessaire d’attendre des résultats complets. En cas de doute, il est préférable de soumettre la demande à un stade précoce de l’affaire.
Qui supporte les honoraires des experts?
Selon la pratique établie par le tribunal, l’assureur-défendeur supporte les frais des honoraires des experts d’un point de vue pratique et de principe. Le demandeur n’est pas tenu de payer ces honoraires de sa propre poche.
Que peut-on faire si le tribunal rejette la demande?
Selon les précédents, le refus d’une demande de nomination d’expert peut facilement rejeter l’ensemble de la réclamation. Un appel contre une telle décision est possible, surtout si le tribunal n’a pas fourni une justification suffisante ou n’a pas appliqué les principes libéraux qui ont été établis.
Combien d’experts peut-on demander?
Dans l’affaire discutée, une demande a été faite pour quatre experts dans différents domaines. Le tribunal n’a pas fixé de limite spécifique, mais a exigé qu’il existe une prima facie de la pertinence de chaque expert pour l’état du demandeur.
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