Une chute de hauteur au travail est l’un des accidents les plus graves survenant sur les chantiers et dans les entrepôts. Outre les blessures physiques sérieuses, le travailleur fait face à un système juridique complexe : une demande auprès de l’assurance nationale, et parfois aussi une action civile contre l’employeur. Comprendre l’ensemble des voies disponibles permet de maximiser l’indemnisation obtenue.
Assurance nationale en cas de chute de hauteur
Reconnaissance en tant qu’accident du travail
Une chute de hauteur survenue durant et à cause du travail est reconnue comme accident du travail en vertu de la loi sur l’assurance nationale. Cette reconnaissance ouvre droit à des indemnités journalières (75 % du salaire pendant 91 jours maximum), à des soins médicaux pris en charge par l’assurance nationale, et à une rente d’invalidité en cas d’incapacité permanente.
Que faire immédiatement après la chute
La déclaration écrite immédiate à l’employeur est essentielle. Un employeur qui ne déclare pas l’accident à l’assurance nationale dans les 48 heures risque de faire perdre au travailleur une partie de ses droits. Un examen médical immédiat et la documentation de toutes les blessures sont indispensables.
Action civile contre l’employeur
Quand peut-on poursuivre l’employeur
En complément de l’assurance nationale, un travailleur blessé en raison de la négligence de l’employeur (absence d’équipements de sécurité, violation des règles de sécurité, chantier non sécurisé) peut engager une action civile distincte pour une indemnisation dépassant les allocations de l’assurance nationale.
Responsabilité du maître d’œuvre principal
Sur les chantiers, le maître d’œuvre principal est responsable de la sécurité de tous les travailleurs présents, y compris les sous-traitants. Un maître d’œuvre qui n’a pas fait respecter les règles de sécurité peut être tenu responsable même si le travailleur blessé n’était pas directement à son emploi. Voir : Accidents du travail – Page principale.
Comment procéder
- Notifiez l’employeur immédiatement par écrit : un e-mail horodaté constitue une documentation suffisante
- Recevez des soins médicaux immédiats et documentez toutes les blessures
- Déposez une demande auprès de l’assurance nationale (formulaire B.L. 250) dans les 12 mois
- Conservez vos témoins : collègues ayant vu la chute, photographies du chantier
- Ne signez aucun document sans conseil juridique
Pour une première consultation gratuite : Contactez-nous ou 072-2428822.
Questions fréquentes
Je suis tombé au travail et j’ai été grièvement blessé. Quelle est la première étape ?
Après avoir reçu des soins médicaux, contactez immédiatement un avocat. Notifiez l’employeur, déposez une demande auprès de l’assurance nationale et documentez les blessures avant modification du site. Conservez tous les dossiers médicaux. Voir : Commission médicale – Accident du travail.
Je travaillais comme employé d’un sous-traitant. Ai-je droit à une indemnisation ?
Oui. Un employé de sous-traitant a le droit de déposer une demande auprès de l’assurance nationale. Vous pouvez également poursuivre le maître d’œuvre principal et le propriétaire du bien. Un avocat examinera toutes les voies possibles. Voir : Travailleur étranger blessé au travail.
L’employeur affirme que je suis tombé par ma propre négligence. Cela exclut-il l’indemnisation ?
Pas nécessairement. L’assurance nationale verse les prestations indépendamment de la faute. Dans l’action civile, la négligence contributive peut réduire une partie de l’indemnisation mais ne l’annulera pas entièrement si l’employeur a également commis une faute.







